Cette série est née d'une intuition et d'un pilote "fait maison", bricolé avec passion dans ma propre cuisine. Le concept était simple mais audacieux : s'inspirer d'interviews réelles pour donner vie à des fruits et légumes grâce à l'animation.
Ce fut aussi une étape marquante de mon parcours grâce à la rencontre avec Étienne de Balasy et Jacky, qui m'ont fait confiance pour porter ce concept à l'écran. Au-delà du plaisir immense pris sur la direction artistique, ce projet a été le point de départ d'une aventure humaine exceptionnelle : j'y ai rencontré une équipe talentueuse avec laquelle je continue de collaborer aujourd'hui.
Série originale diffusée sur Canal J,26 épisode de 1min 30. produite par Une grosse boite americaine (UGBA)
Conception & Direction : Étienne de Balasy et Jacky Jakubowicz
Coproduction : Canal J / UGBA / Majeure américaine
Directeur de Production : Gaël Chaignon
Interview (ITW) : Catherine Escrive
Chef Opérateur : Gérard Caumont
Chef Électricien : Gérard Caumont et Pascal Cormont
Chef Monteur & Infographiste : Michel Blustein
Chef Décoratrice : Agnès Marin
Constructeurs Décors : Joël Molines et Grégory Nowak
Accessoiriste : Irène Bernard
Animation : Héloïse Heckendorn
Studios et Partenaires :
Plateaux : Studio de l'Olivier / RVZ
Post-production son : Studio Ramsès
ZZZZSSSPPLORTT ! ' : cette onomatopée est censée exprimer le bruit de la tomate qui s'écrase contre un mur. C'est aussi le titre de cette nouvelle série d'animation diffusée plusieurs fois par jour sur Canal J en inter-programmes.
Qu'est-ce qu'un ministre, la vieillesse, un baiser ? Les réponses à ces questions d'enfants sont données par des personnages à tête de légume : un poireau déguisé en rasta, une aubergine à la dignité de matrone, un melon chargé du maintien de l'ordre, un poivron ronchon. Un légume se pavane sur le billot, un autre disserte dans le frigo. Dans ce dialogue d'étal maraîcher, conçu et réalisé par Vincent Escrive, rien n'a été inventé. Les répliques résultent d'entretiens réalisés avec des écoliers et collégiens : ' Se laver les dents, ça sert à rien car quand on est grand on en met des fausses ' ; ' les filles veulent toujours qu'on les embrasse, moi j'ai pas le temps, je préfère le foot ' . Pour la chaîne, ' il existait déjà les brèves de comptoir, il y a désormais les brèves de compotier '. Seul regret : la brièveté des saynètes (1 min 30 chacune).
Par Macha Séry
Publié le 18 octobre 2003 à 00h00, modifié le 18 octobre 2003 à 00h00
https://www.lemonde.fr/archives/article/2003/10/18/zzzzssspplortt_4275256_1819218.html